Fondation des Gouverneurs de l'Espoir

Le 06 janvier 2009

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Saviez-vous que...

Le cancer pédiatrique demeure la cause la plus courante de décès attribuable à la maladie chez les enfants et les adolescents âgés de 1 à 19 ans.
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Hommage à un grand homme
17/05/05 @ 16:00

« Roger Dorais » Membre fondateur Gouverneur

Le cancer est vorace, il s’est attaqué à Roger sans lui laisser aucune chance. Le 2 avril 2003, Roger a rendu l’âme. Roger a cru en nous dès le tout début, il nous a supporté dès la première année et il a su rallier une panoplie de gens à notre cause. Par amitié pour lui, j’aimerais partager avec vous une lettre que je lui ai écrite et que je ne lui ai jamais donnée…


Le 11 février 2003, Punta Cana, République Dominicaine

Il y a maintenant plus de quatre jours que je suis en vacances et cinq jours que je ne t’ai pas parlé. Dans l’avion qui me menait dans ce paradis du sud, je survolais les nuages et je pensais à toi. Tout semblait si apaisant. Je me disais que si je pouvais être certaine que c’était à cela que ressemblait l’au-delà, je te dirais de lâcher prise et de te laisser aller.

Lorsque je t’ai vu la dernière fois, j’ai senti toute cette peine que tu avais en toi, tu me parlais et tes yeux roulaient dans l’eau. Je me suis sentie tellement impuissante « mon chum ». J’avais vraiment l’impression de te laisser tomber, de ne pas répondre adéquatement à tes besoins, à tes désirs. J’ai de la difficulté à être devant toi et à faire semblant… Il est contre mes valeurs de te faire croire que tout est encore possible, alors que nous savons tous très bien que les dés sont jetés et qu’il ne nous reste plus qu’à attendre.

Dis-moi, mon chum, ce que je peux faire pour apaiser tes pleurs? J’aimerais me coucher près de toi, te tenir la main et t’accompagner aux portes du paradis. J’aimerais te convaincre que tu as réussi ta vie et que tu peux être fier de toi. Je ne peux souffrir pour toi mais tu peux être assuré que je souffre avec toi.

Je te serai éternellement reconnaissante de m’avoir offert ton amitié, dans ce qui était pour moi les moments les plus difficiles de mon existence. Avec toi je n’avais rien à prouver; tu ne me demandais jamais rien en retour, ton amitié était gratuite. Est-ce que tu savais, mon chum, que seulement grâce à cela tu te mérites une place au paradis?

Ferme tes yeux et permets-moi de te demander d’accepter l’inacceptable, deviens mon ange gardien, donne-moi, de là-haut, le courage de poursuivre la bataille.

Tu es entré dans ma vie avec une mission bien spéciale, tu es devenu mon grand ami et, avec le temps, tu m’as permis de réaliser que l’on pouvait aimer et aider sans rien attendre en retour.

Merci mon chum…

Francine