Je suis aujourd’hui partagée entre le soulagement de la fin de tes souffrances et cette peine infinie de savoir que je ne pourrai plus jamais avoir de discussions profondes et de contacts privilégiés avec toi.
J’ai réfléchi durant quelques jours afin de bien exprimer ce que tu as représenté pour moi durant les deux dernières années de ta trop courte vie. Je ne voulais pas tomber dans le cliché du courage, de la détermination, de la force extrême… À l’unanimité, tous s’entendent pour dire que tu étais tout simplement extraordinaire! Tu étais un héros, le héros de toute une population.
Mon bel ami, tu avais accepté de ne plus pouvoir te servir de tes membres pour être totalement autonome, tu avais accepté ta différence physique, tu avais accepté ces regards parfois disgracieux à ton égard. Tout cela n’était pas un obstacle à ton bonheur. Tu avais ton jugement, ton esprit, tes sentiments, ta capacité de réfléchir et surtout le don d’exprimer tes pensées. Alors, la vie était belle et rien ne pouvait venir bouleverser tes rêves et tes ambitions…
Tu m’as permis de comprendre que seule la détermination nous permet d’atteindre nos buts et de réaliser nos rêves…
Tu étais l’être le plus déterminé que j’aie eu l’occasion de connaître dans ma vie. Même le jour de ton départ, tu croyais encore à la possibilité que tu puisses t’autoguérir! Ces larmes que nous avons essuyées de tes yeux le soir de ton grand départ n’étaient pas des larmes de douleur, mais plutôt des larmes de résignation.
Nicolas, merci. Merci mille fois de nous avoir transmis à moi et à tous les gens de la Fondation « la détermination » de poursuivre notre mission!
Salut mon bel ami!
Francine