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Saviez-vous que...

300 nouveaux cas de cancer pédiatrique sont diagnostiqués chaque année.
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Le malheur de la famille LUCAS peut-il nous servir de levier?
10/09/08 @ 15:49

C’est avec une immense tristesse que j’ai appris, comme tous les Québécois en début de semaine, le diagnostic de cancer chez la jeune fille d’Éric Lucas.

Cher M. Lucas, si vous saviez à quel point je compatis avec vous, si vous saviez à quel point je peux comprendre exactement ce que vous ressentez au plus profond de votre être! Il y a maintenant plus de 10 ans, je suis passée par le même chemin que vous : mon fils a été alors diagnostiqué d’un cancer. Aujourd’hui, du haut de ses 16 ans, il est resplendissant de santé. Je vous mentirais si je vous disais que le parcours a été sans embûches, mais nous sommes arrivés au bout du tunnel et aujourd’hui nous apprécions d’autant plus les rayons du soleil et même la pluie des jours d’été.

Tout comme vous M. Lucas, nous avons été en quelque sorte choyés par la vie, car nous pouvions, mon conjoint et moi, nous permettre un arrêt de travail temporaire pour être au chevet de notre enfant, et ce, sans mettre en péril notre situation financière et la survie de nos autres enfants. Est-ce que vous savez que 3 familles sur 4 éclatent à la suite d’un tel diagnostic? Est-ce que vous savez qu’il n’existe aucune aide gouvernementale pour les parents et que leur seul recours est bien souvent l’assurance-chômage et, en dernier lieu, l’aide-sociale?

Permettez-moi M. Lucas de profiter de votre malheur très médiatisé pour demander haut et fort en cette période électorale aux principaux chefs des partis gouvernementaux de s’arrêter pour une fois sur un vrai problème de société : les parents d’enfants atteints de maladies potentiellement mortelles ont besoin d’aide : ils ont besoin de support financier. Est-ce qu’un de ces chefs serait capable de me dire dans le blanc des yeux que ma demande est irréaliste? Est-ce qu’un de ces chefs oserait me dire qu’un enfant atteint de cancer n’a pas besoin d’au moins d’un de ses deux parents à temps plein auprès de lui?

J’aurai aimé M. Lucas ne pas avoir à me servir de vous pour faire entendre mon point de vue, mais hélas la société est ainsi faite, lorsque nous ne sommes pas une personnalité connue, nos problèmes sont rétrogradés ou encore pire complètement ignorés.

À vous M. Lucas, à votre épouse et à votre petite Mélodie, je vous offre au plus profond de mon cœur le plus grand des soutiens.

Maintenant : M. Harper, M. Dion, et M. Layton, qu’avez-vous à offrir à tous les autres parents qui vivent avec la crainte incommensurable qu’un jour peut-être leur enfant mourra?

Francine Laplante
Présidente Fondation des gouverneurs de l’Espoir

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