Francine Laplante
Native de Ste-Clothilde-de-Châteauguay et cadette d’une famille de 12
enfants, Francine Laplante a grandi dans un milieu à l’intérieur duquel
les liens ont toujours été tissés très serré. Sa sœur Christiane fait
la rencontre de François Chenail avec qui elle fondra éventuellement une
famille. Francine Laplante, alors âgée de 10 mois, ne pouvait certes se
douter de ce que l’avenir lui réservait.
François Chenail se lance dans le commerce au détail de fruits et
légumes au marché Jean-Talon. Adolescente, Francine Laplante travaille
dans l’entreprise familiale de sa sœur et se retrouve au Marché
Jean-Talon, à l’entrepôt de Ste-Clothilde-de-Châteauguay puis,
éventuellement, dirige les employés de F. Chenail inc.
Active et ne reculant devant rien, elle décide de poursuivre des
études en criminologie. Travaillant les soirs et les fins de
semaine, elle termine son baccalauréat à
l’Université de Montréal, en mai 1990. Elle
travaille dans le domaine deux mois, pour s’apercevoir rapidement
que ce champs d’activité ne correspond pas à ses
valeurs. Elle accepte alors l’offre de François Chenail de
travailler au sein de son entreprise. Connaissant déjà
bien les rouages de Chenail Fruits et Légumes, elle
s’implique encore plus, et c’est dans la gestion des
finances qu’elle trouve son compte. Elle devient
éventuellement contrôleuse et, en 1995, associée.
En 1986, elle fait la rencontre de Dominic Viau. De cette union naîtra,
en 1993, un fils, François-Karl. Éprouvant un grand besoin d’aider les
autres et préoccupée par la cause des enfants, Francine Laplante et son
conjoint décident d’agrandir la famille et adoptent deux garçons,
Charles-Alexis et Louis-Thomas, originaires d’Haïti. Les procédures
d’adoption se passent bien. Toutefois, un mois avant l’arrivée prévue
de Louis-Thomas, François-Karl, un jeune bambin normal, actif et
jouissant d’une bonne santé se voit confronté à un grand drame :
François-Karl souffre d’un lymphome lymphoblastique de stade trois
avancé.
La vie de Francine Laplante est complètement bouleversée.
Elle et son conjoint passent de nombreuses heures à
l’hôpital et dans les salles d’attente de
médecin. Ils y rencontrent de nombreux parents vivant les
mêmes tragédies et s’aperçoivent que beaucoup
d’entre eux ont un besoin flagrant d’aide.
Fonceuse, entrepreneure et surtout le cœur sur la main, Francine
Laplante ne se laisse pas abattre et décide, en plus de
s’occuper de ses fils, de s’impliquer activement dans
l’organisation d’événements spéciaux
dans le but d’amasser des fonds pour aider à la recherche
sur le cancer pédiatrique.
En 2002, alors que son fils est en rémission, avec l’aide
de son patron François Chenail, elle décide de
créer la Fondation des Gouverneurs de l’espoir. Cet
organisme à but non lucratif se donne comme mission initiale
d’instituer une chaire qui porte dorénavant le nom de
Chaire François-Karl Viau en oncogénomique
pédiatrique de l’Université de Montréal et de
la soutenir dans sa recherche. En créant la Fondation, Francine
Laplante a la ferme intention de gérer personnellement tous les
dollars que la Fondation compte amasser afin de s’assurer
qu’ils soient consacrés totalement à la
réalisation de la mission de la Fondation.
En dehors du travail qu’elle accomplit en tant que
présidente de la Fondation des Gouverneurs de l’espoir,
Madame Laplante s’implique personnellement de multiples
façons auprès d’enfants atteints de cancer. En
raison de son grand souci pour les autres et de son intérêt
pour les causes humanitaires, elle déploie temps et
énergies sans compter pour appuyer, encadrer, supporter et
soigner ces enfants qu’elle accompagne.
Rien d’étonnant alors à ce que le réseau
Femmes d’Affaires du Québec lui ait décerné,
le 06 octobre 2004, le titre de Bénévole Fortement
engagée. Cette distinction reconnaît l’excellence
et l’influence de Madame Laplante en tant que femme
d’affaire en plus de rendre bien visible son engagement personnel
et professionnel auprès des enfants atteints de cancer. En plus
de s’être démarquée à travers le
réseau des femmes d’affaires du Québec, Madame
Laplante jouit de nombreuses autres nominations, notamment celle de
personnalité de la semaine décerné par le Journal
La Presse en 2002 et Femme de Mérite en 2000.
Aujourd’hui, alors que son fils est maintenant guéri et que
le mandat de départ de la Fondation, soit de remettre 1.5
millions de dollars pour le financement de la Chaire
François-Karl Viau sur une période de trois ans est
accompli, nous aurions pu croire que Madame Laplante manifeste le
désir de prendre un peu de recul pour penser à elle,
retrouver un certain équilibre. Mais ce serait très mal
la connaître… Francine Laplante compte bien poursuivre son
œuvre avec la Fondation des Gouverneurs de l’espoir pour
tous les autres enfants atteints de cancer et en mémoire de tous
ceux qui nous ont déjà quittés. Brice,
Simon-Pierre, Jacky, Alexia, Chloé, Jennifer, Judith, Nicolas,
Jean-François, Stéphanie… par respect pour votre
courage et votre détermination, afin de donner un sens à
vos souffrances…nous allons continuer à nous
battre…
Présidente, Fondation des Gouverneurs de l’espoir