Fondation des Gouverneurs de l'Espoir

Le 11 mars 2010

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Saviez-vous que...

Le cancer pédiatrique demeure la cause la plus courante de décès attribuable à la maladie chez les enfants et les adolescents âgés de 1 à 19 ans.
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Chère Madame la Ministre Blais
06/11/09 @ 10:17

C’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai lu votre lettre publiée dans les divers médias pour souligner la première semaine de novembre comme étant la Semaine des proches aidants. Vous insistez sur — et je vous cite — « l’altruisme des proches aidants, qui méritent notre respect et notre soutien collectif » vous dites également qu’un investissement majeur de 200 millions sur 10 ans, plus 10 millions annuellement seront consacrés à financer des activités et des projets visant à donner un peu de répit, d’accompagnement et de soutien aux proches aidants.

Je me demande, Madame la Ministre, sur quelle planète vous vivez. Vous avez beau mettre sur pied une panoplie d’activités et de projets de toute sorte; vous pouvez créer des dizaines et des dizaines de consultations publiques, vous pouvez promouvoir votre semaine des proches aidants, toutes ces initiatives ne régleront en rien le problème majeur auquel ces hommes et femmes sont confrontés. Le nerf de la guerre Madame la Ministre, c’est l’argent! L’argent avec un grand A.

Avez-vous idée du drame qui afflige une famille lorsqu’un enfant est diagnostiqué d’une maladie incurable, mortelle ou dégénérative? Savez-vous que cette nouvelle chamboule complètement la vie de ces familles? Êtes-vous consciente que l’un des deux parents doit arrêter de travailler pour rester au chevet de son enfant? Réalisez-vous le fardeau financier qui s’ajoute à la charge émotive? Avoir soin d’un enfant malade demande d’être disponible 24 heures sur 24, sept jours par semaine. Croyez-vous vraiment que votre activité une fois par semaine ou votre répit de 1 heure toutes les deux semaines changera quelque chose dans la vie de ces parents?

On dit qu’en vieillissant, on devient les parents de nos parents. La réalité des parents d’enfants malades s’applique également à nos ainés.

Si vous avez la véritable volonté de nous aider, si vous voulez vraiment nous soutenir dans nos drames, cessez de dépenser inutilement l’argent des contribuables! Mettez les fonds à la bonne place en créant une forme de rémunération qui permettra à l’aidant naturel de se consacrer corps et âme à son enfant ou à son proche parent sans se soucier de l’argent pour le loyer et l’épicerie. Il me semble que ce n’est pas compliqué à comprendre : un chèque tous les mois.

Lorsque nous sommes confrontés à une telle réalité, se faire dire que nous « méritons le respect de notre collectivité » est bien la dernière des choses que nous désirons entendre! Dans une situation aussi dramatique, tout ce que nous voulons, c’est survivre et préserver l’acquis financier en restant, si possible, sain d’esprit et de corps.

Je vous en prie Madame la Ministre, évitez cette fois de faire « le clown » et démontrez-nous que vous avez compris le fond du problème en agissant avec empathie et intelligence.

Francine Laplante