Fondation des Gouverneurs de l'Espoir

Le 04 septembre 2010

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Saviez-vous que...

En 2002, environ 250 décès d’enfants ont été attribués au cancer.
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Nicholas ce héros si peu connu et si grandiose à la fois
16/07/09 @ 15:22

Le soleil était resplendissant hier après-midi, je sortais à peine d’un rendez-vous d’affaires, il était environ 15h15. Sous le coup d’une impulsion, j’ai décidé de modifier mon horaire et de rendre une visite-surprise à mon ami Nicholas. Je savais que Nicholas avait eu une journée difficile la veille, et je savais également que le matin même il avait dû passer une batterie de tests et rencontrer le radiooncologue pour savoir s’il y avait une possibilité de traitement pour ce nouveau cancer qui le dévore présentement.

Mon cœur d’amie me disait que Nicho avait besoin de moi. Pourquoi? Je ne le sais pas!
J’ai donc sonné à la porte des Marchand sans m’annoncer. Lorsque je suis arrivée, Nicho était assis sur la toilette, complètement dévêtu. Il m’a demandé de venir m’asseoir à côté de lui sur un petit banc prêt du cabinet et de lui tenir la main en attendant qu’il puisse se soulager. Pour la première fois, je voyais Nicho dans toute sa fragilité, son corps totalement ravagé par ses deux cancers, suivi de sa sclérodermie et maintenant par ce troisième cancer qui ne se gêne pas pour le dévorer devant les yeux de tous ceux qui l’aiment. Sa plaie ouverte démontre clairement la puissance de cet ennemi qui lui mène une guerre féroce.

L’image que j’avais sous les yeux était horrible, frôlant même, je l’avoue très candidement, le dédain pour ce corps qui ressemble étrangement à l’extraterrestre E.T.

Par la suite, nous nous sommes couchés dans son lit Nicholas et moi, collés l’un près de l’autre et nous avons parlé de ces deux dernières semaines si incroyables, de toutes ses peurs, de ses visites avec les médecins, de toutes ses questions qui restent sans réponse et surtout de sa longue attente pour savoir si oui ou non il allait s’en sortir. Je ne pouvais pas répondre à toutes ses interrogations, je ne pouvais pas lui dire que ses chances de survie étaient quasi nulles, je ne pouvais pas détruire le peu d’espoir qui lui reste. Je me suis sentie imposteur en me demandant si j’aurais du le mettre devant la réalité dure et froide, lui dire ce que les médecins hésitent à lui annoncer, aurais-je du lui dire par amitié que ses jours étaient comptés?

J’ai choisi de ne pas le faire, mais par contre j’ai décidé de lui expliquer les conséquences pour lui d’un traitement possible de radiothérapie, je lui ai expliqué les effets secondaires qu’il devra subir et je lui ai demandé de bien réfléchir…. Nicholas m’a confié qu’il ne voulait pas mourir, que nous avions trop de beaux projets ensemble, que nous devions commencer nos conférences, finaliser notre livre, commencer son Cégep…

J’ai été marquée par cette force, ce désir incroyable de vivre, même dans son état plus que déplorable. Son corps réclame son droit au repos, mais son esprit refuse catégoriquement de s’arrêter. Il y a encore tellement à faire! Il est si jeune!

En quittant sa chambre, Nicholas m’a présenté officiellement son ami JACK, son toutou qui l’accompagne depuis les 16 dernières années, et il m’a dit que l’an prochain au gala Jack pourrait coanimer avec moi sans aucun problème, il m’a même offert d’avoir la garde partagée de Jack avec ses parents…

J’ai quitté la maison des Marchand en me rappelant cette phrase si simple et si belle à la fois : « On reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait lorsqu’il s’en va »

Francine